17 avril 2010

Au numéro 5

Psychanalyse« L’air de Rennes était frais comme un nouveau matin. Avant d’arriver au numéro 5 de la rue de Fougères, j’avais étudié le plan cent fois, de peur de me perdre, de ne jamais y parvenir. Mais j’étais devant la porte. Les murs du jardin s’ornaient de glycines qui tombaient en cascade jusque dans la cour. Après être rentré, je me suis installé dans la salle d’attente. J’étais seul mais j’entendais indistinctement une voix, tout près. Les murs de la petite pièce étaient décorés de quelques tableaux qui, pensais-je, n’avaient pas dû être choisis au hasard : un tableau bizarre, sans doute de Paul Klee, que je ne connaissais pas. Un Matisse : Tristesse du roi, où il semble que jamais la musique et la couleur n’empêcheront le désespoir. L’Angelus de Millet et deux ou trois autres gravures anciennes de Rennes. Dans une niche, il y avait un petit buste de Voltaire ainsi qu’une photo d’un divan ancien, couvert de tapis. »

Posté par Martin86 à 18:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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